L’assurance-vie reste l’un des supports d’épargne les plus utilisés en France. Elle permet à la fois de se constituer un capital disponible et de préparer la transmission de son patrimoine. Voici comment elle fonctionne, concrètement.
Comment fonctionne l’assurance-vie ?
Concrètement, un contrat d’assurance-vie permet de verser des sommes sur un ou plusieurs supports. Le fonds en euros garantit le capital. Les unités de compte, elles, s’investissent sur les marchés financiers (actions, obligations, SCPI…) et restent donc soumises à des fluctuations. Ainsi, l’épargnant peut arbitrer entre ces supports selon son horizon de placement et sa tolérance au risque. Il peut également effectuer des retraits, appelés « rachats », partiels ou totaux, à tout moment.
Le contrat désigne également un ou plusieurs bénéficiaires. Par ailleurs, ceux-ci recevront les capitaux au décès de l’assuré, en dehors du cadre de la succession classique et dans certaines limites.
La fiscalité de l’assurance-vie
La fiscalité de l’assurance-vie dépend de deux éléments : la date des versements et la durée de détention du contrat. Après 8 ans, les rachats bénéficient d’un abattement annuel sur les gains. En effet, cet abattement atteint 4 600 € pour une personne seule, et 9 200 € pour un couple soumis à imposition commune. Au-delà de cet abattement, deux options s’appliquent. Par défaut, le prélèvement forfaitaire unique de 12,8 % s’applique. Vous pouvez néanmoins choisir, sur option, le barème progressif de l’impôt sur le revenu. Dans les deux cas, les prélèvements sociaux de 17,2 % s’ajoutent également. Avant 8 ans, ce taux forfaitaire grimpe à 12,8 %, voire 35 % ou 15 % selon l’ancienneté du contrat.
Un outil clé pour la transmission
Pour les versements effectués avant 70 ans, chaque bénéficiaire désigné bénéficie d’un abattement de 152 500 €. Cet abattement s’applique sur les capitaux transmis en cas de décès. C’est d’ailleurs l’une des raisons pour lesquelles de nombreux épargnants intègrent l’assurance-vie dans leur stratégie de transmission. Elle vient alors en complément des règles successorales classiques, jamais en remplacement.
Ce qu’il faut retenir
En fait, l’assurance-vie est un support souple. Elle combine disponibilité de l’épargne, diversité des supports d’investissement et cadre fiscal avantageux dans la durée. Son intérêt dépend toutefois fortement de la situation personnelle de chacun. Enfin, plusieurs critères entrent en jeu :
- Le montant déjà versé sur d’autres contrats
- L’âge de l’épargnant
- Les objectifs poursuivis (épargne de précaution, projet à moyen terme, transmission…)
- L’allocation souhaitée entre fonds en euros et unités de compte